1.Dans un espace vectoriel E, si λu=0E, alors nécessairement λ=0.
2.La réunion de deux sous-espaces vectoriels de E est toujours un sous-espace vectoriel de E.
3.Si F∩G={0}, alors tout élément de F+G s’écrit de façon unique comme u+v avec u∈F, v∈G.
4.L’ensemble des polynômes de degré exactement 3 est un sous-espace vectoriel de K[X].
5.Vect(∅)={0}.
Montrer, à l’aide de la caractérisation du cours, que F={(x,y,z)∈R3∣x+2y−z=0} est un sous-espace vectoriel de R3.
F est non vide : (0,0,0)∈F car 0+2×0−0=0. Soient u=(x1,y1,z1)∈F et v=(x2,y2,z2)∈F (donc x1+2y1−z1=0 et x2+2y2−z2=0), et λ∈R. Alors : u+λv=(x1+λx2, y1+λy2, z1+λz2) et : (x1+λx2)+2(y1+λy2)−(z1+λz2)==0(x1+2y1−z1)+λ=0(x2+2y2−z2)=0 Donc u+λv∈F. D’après la caractérisation du cours (condition 2), F est un sous-espace vectoriel de R3 (c’est le plan passant par l’origine et normal au vecteur (1,2,−1)).
Montrer que A={(x,y)∈R2∣y=x2} n’est pas un sous-espace vectoriel de R2.
On a (0,0)∈A (car 0=02), et (1,1)∈A (car 1=12) : A n’est donc pas vide et contient bien le vecteur nul, mais cela ne suffit pas. Testons la stabilité par multiplication scalaire avec u=(1,1)∈A et λ=2 : 2u=(2,2) Or 2=22=4, donc 2u∈/A : A n’est pas stable par multiplication scalaire, ce n’est donc pas un sous-espace vectoriel de R2 (géométriquement, A est une parabole, une courbe qui n’est pas une droite passant par l’origine).
6 blocs de plus : les autres énoncés et tous les corrigés, rédigés en entier. Le reste du programme est écrit de la même main, avec les figures interactives et votre progression.