QCM
Morphismes — vrai ou faux

1.Tout morphisme de groupes vérifie .

2.Si est un morphisme de groupes injectif, alors .

3.La somme de deux morphismes d’anneaux (définie par ) est toujours un morphisme d’anneaux.

4.Un morphisme de groupes surjectif est automatiquement un isomorphisme.

5.Si est un morphisme de groupes et un sous-groupe de , alors est un sous-groupe de .

Exercice
Reconnaître un morphisme

On considère les trois applications suivantes.

a.

Montrer que est un morphisme de groupes, et déterminer .

Pour  : , donc est un morphisme de groupes.  : est même injective (théorème de caractérisation de l’injectivité par le noyau), et clairement surjective (), donc est un isomorphisme de sur lui-même.

b.

Montrer que n’est pas un morphisme de groupes.

Il suffit d’un contre-exemple : , alors que . Donc n’est pas un morphisme de groupes.

c.

Montrer que est un morphisme de groupes, déterminer et son cardinal, ainsi que .

Pour  : , donc est un morphisme de groupes. , de cardinal  : n’est donc pas injective. Pour l’image : tout carré d’un réel non nul est strictement positif, donc  ; réciproquement, pour , , donc . En particulier n’est pas surjective sur tout entier.

Exercice
Le logarithme, un isomorphisme de groupes

On considère .

a.

Montrer que est un morphisme de groupes.

Pour , la propriété fonctionnelle du logarithme donne  : c’est exactement la condition définissant un morphisme de vers .

b.

Montrer que est un isomorphisme, et préciser sa réciproque.

est bijective de sur (fonction continue strictement croissante, de limites en et en ), donc c’est un isomorphisme de groupes. Sa réciproque est , qui est donc, d’après la proposition sur la réciproque d’un isomorphisme, également un isomorphisme de groupes — ce que l’on peut aussi vérifier directement, étant déjà connu comme morphisme.

c.

En quel sens peut-on dire que et « sont le même groupe » ?

L’existence d’un isomorphisme entre et signifie que ces deux groupes, bien que portant des éléments et des lois de composition d’apparence complètement différente, ont exactement la même structure algébrique : transporte tout calcul multiplicatif dans en le calcul additif correspondant dans , et réciproquement via . C’est précisément ce principe qui justifie l’usage des tables de logarithmes pour transformer une multiplication en addition, historiquement bien avant l’invention des calculatrices.

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