1.Pour A,B∈Mn(K), on a toujours AB=BA.
2.Un produit de deux matrices non nulles peut être nul dans Mn(K) dès que n⩾2.
3.La formule du binôme (A+B)k=i=0∑k(ik)AiBk−i est valable pour toutes matrices A,B∈Mn(K), sans condition.
4.(AB)T=ATBT.
5.Le produit de deux matrices triangulaires supérieures est triangulaire supérieure.
On considère A=(211−103)∈M2,3(R) et B=10−1212∈M3,2(R).
Calculer AB, en détaillant chaque coefficient.
(AB)1,1=2×1+1×0+0×(−1)=2,(AB)1,2=2×2+1×1+0×2=5 (AB)2,1=1×1+(−1)×0+3×(−1)=−2,(AB)2,2=1×2+(−1)×1+3×2=7 AB=(2−257)
Donner le coefficient (AB)1,2.
D’après le calcul précédent, (AB)1,2=5.
BA est-il défini ? Si oui, a-t-il la même taille que AB ?
B∈M3,2(R) et A∈M2,3(R) : le nombre de colonnes de B (2) égale le nombre de lignes de A (2), donc BA est bien défini, et BA∈M3(R) — une matrice 3×3, de taille différente de AB∈M2(R). C’est un exemple concret de la mise en garde du cours : même lorsque les deux produits sont définis, ils n’ont pas nécessairement la même taille.
On considère A=(3023)=3I2+N, avec N=(0020).
Vérifier que N2=0, et que 3I2 commute avec N.
N2=(0020)(0020)=(0000)=0 3I2 est une matrice scalaire : d’après la remarque du cours, elle commute avec toute matrice, en particulier avec N.
En déduire, à l’aide de la formule du binôme, l’expression de Ak pour k⩾1, puis calculer A4 explicitement.
Comme N2=0, tous les termes de la formule du binôme avec i⩾2 dans le développement de Ni s’annulent : seuls les termes i=0 et i=1 subsistent (en développant (3I2+N)k=∑i(ik)(3I2)k−iNi) : Ak=(3I2)k+k(3I2)k−1N=3kI2+k3k−1N=(3k0k2⋅3k−13k) Pour k=4 : 34=81, 4×2×33=4×2×27=216, donc : A4=(81021681)
Donner le coefficient (A4)1,2.
D’après le calcul précédent, (A4)1,2=216.
5 blocs de plus : les autres énoncés et tous les corrigés, rédigés en entier. Le reste du programme est écrit de la même main, avec les figures interactives et votre progression.