QCM
Vérifications rapides

Six questions courtes sur la structure de .

1.Soit . Que vaut , et est-ce un maximum ?

2.Pour , l’inégalité équivaut à :

3.Que vaut  ?

4.La partie est-elle majorée dans , et admet-elle une borne supérieure dans  ?

5.D’après le corollaire des inverses arbitrairement petits, pour tout , il existe tel que :

6.Parmi les affirmations suivantes, lesquelles sont vraies ?

Exercice
La borne inférieure par symétrie

Pour montrer l’existence de la borne inférieure, le cours utilise l’ensemble et applique l’axiome de la borne supérieure à . Établissons proprement l’identité qui sous-tend cette construction.

a.

Soit une partie non vide et majorée de , et . Montrer que est minorée par .

Pour tout , on a (car majore ), donc . Comme tout élément de s’écrit pour un certain , on a bien pour tout  : minore .

b.

Montrer que est le plus grand des minorants de , c’est-à-dire que .

Utilisons la caractérisation pratique de la borne inférieure : il faut montrer que pour tout , il existe un élément de strictement inférieur à .

Soit . Comme , n’est pas un majorant de  : il existe tel que . Alors , et .

Ceci montre qu’aucun réel strictement supérieur à ne peut minorer (car on trouve toujours un élément de en dessous). Combiné à la question a., est bien le plus grand des minorants : .

Reprendre la caractérisation pratique de la borne supérieure vue en cours, en l’adaptant à la borne inférieure : est la borne inférieure de si minore et si pour tout , il existe tel que .

Exercice
Irrationalité de

L’introduction du cours affirme que n’a pas de solution dans , sans le démontrer. Comblons cette lacune par la preuve classique, attribuée aux pythagoriciens.

a.

Supposons par l’absurde . Justifier qu’on peut alors écrire avec et sans facteur commun (fraction irréductible), et en déduire .

Tout rationnel positif peut s’écrire comme une fraction d’entiers naturels non nuls, et en simplifiant par leur plus grand diviseur commun, on peut toujours choisir une écriture et n’ont aucun facteur commun. En élevant au carré : , soit .

b.

Montrer que est pair.

D’après la question précédente, est pair. Si était impair, on écrirait avec , d’où , qui est impair — contradiction. Donc est pair.

c.

En déduire que est également pair, puis conclure.

Comme est pair, écrivons avec . Alors , donc est pair, et par le même argument qu’à la question b., est pair.

Ainsi et sont tous deux pairs, donc tous deux divisibles par  : ils ont un facteur commun, ce qui contredit le choix d’une fraction irréductible à la question a.

Cette contradiction montre que l’hypothèse de départ était fausse : .

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