1.La matrice de passage PB→B′ permet d’exprimer les anciennes coordonnées X en fonction des nouvelles X′ : X=PX′.
2.Deux matrices semblables ont toujours le même rang.
3.Deux matrices équivalentes sont toujours semblables.
4.Pour toutes matrices carrées A,B de même taille, tr(AB)=tr(A)tr(B).
5.Le rang d’une matrice est égal au rang de sa transposée.
Dans E=R3 muni de sa base canonique B=(e1,e2,e3), on pose e1′=e1+e2, e2′=e2+e3, e3′=e1+e3.
Vérifier que B′=(e1′,e2′,e3′) est une base de E, et écrire la matrice de passage P=PB→B′.
Par définition, P a pour colonnes les coordonnées de e1′,e2′,e3′ dans B : P=110011101 On calcule det(P)=1(1−0)−0(1−0)+1(1−0)=2=0 (développement selon la première ligne), donc P est inversible : ses colonnes forment une famille libre de 3 vecteurs dans un espace de dimension 3, donc une base. B′ est bien une base de E.
Un vecteur x∈E a pour coordonnées X′=(1,2,3) dans B′. Calculer ses coordonnées X dans B.
D’après la formule de changement de coordonnées, X=PX′ : X=110011101123=1+0+31+2+00+2+3=435
Vérifier ce résultat directement, en calculant x=1⋅e1′+2⋅e2′+3⋅e3′ en fonction de e1,e2,e3.
x=(e1+e2)+2(e2+e3)+3(e1+e3)=(1+3)e1+(1+2)e2+(2+3)e3=4e1+3e2+5e3, ce qui donne bien X=(4,3,5) dans B, conformément à la question précédente.
Soit u∈L(R2) défini dans la base canonique B0=(e1,e2) par u(e1)=e1+2e2, u(e2)=4e1+3e2, de sorte que MatB0(u)=(1243).
Chercher les valeurs λ pour lesquelles il existe v=xe1+ye2=0 avec u(v)=λv.
u(v)=(x+4y)e1+(2x+3y)e2, donc u(v)=λv équivaut au système x+4y=λx et 2x+3y=λy. En reportant y=4(λ−1)x (tirée de la première équation, pour x=0) dans la seconde : 2x+3⋅4(λ−1)x=λ⋅4(λ−1)x, ce qui se simplifie (après multiplication par 4 et division par x=0) en 8+3(λ−1)=λ(λ−1), soit λ2−4λ−5=0, dont les racines sont λ=5 et λ=−1.
Déterminer, pour chaque valeur de λ trouvée, un vecteur v=0 associé.
Pour λ=5 : y=4(5−1)x=x, d’où v1=e1+e2. Pour λ=−1 : y=4(−1−1)x=−2x ; en prenant x=2, v2=2e1−e2.
Montrer que B1=(v1,v2) est une base de R2, et donner MatB1(u).
v1=(1,1) et v2=(2,−1) ne sont pas colinéaires (leurs coordonnées ne sont pas proportionnelles), donc B1 est libre, et de cardinal 2=dimR2 : c’est une base. Par construction, u(v1)=5v1 et u(v2)=−v2, donc : MatB1(u)=(500−1)
Vérifier que tr(MatB1(u))=tr(MatB0(u)). Que vaut cette trace commune ?
tr(MatB1(u))=5+(−1)=4, et tr(MatB0(u))=1+3=4 : les deux traces coïncident, comme il se doit puisque ces deux matrices, représentant le même endomorphisme u, sont semblables.
5 blocs de plus : les autres énoncés et tous les corrigés, rédigés en entier. Le reste du programme est écrit de la même main, avec les figures interactives et votre progression.