Sept questions courtes sur l’arithmétique dans Z.
1.Quel est le reste de la division euclidienne de −23 par 6 ?
2.Que vaut pgcd(0,0), par convention ?
3.Laquelle de ces égalités est une identité de Bézout valide pour pgcd(12,8)=4 ?
4.1 est-il un nombre premier ?
5.Quel est le plus petit entier naturel n vérifiant v2(n)=3 et v3(n)=1 ?
6.D’après le petit théorème de Fermat, que vaut 210(mod11) ?
7.Parmi les affirmations suivantes sur les entiers, lesquelles sont vraies ?
Le cours énonce que pour a,b∈Z non tous deux nuls, d=pgcd(a,b), et k∈N∗, on a pgcd(ka,kb)=k⋅pgcd(a,b) — mais renvoie la preuve au théorème de Bézout sans la donner. Rédigeons-la.
Montrer que kd divise ka et kb, où d=pgcd(a,b).
Comme d∣a, on peut écrire a=dm pour un certain m∈Z, d’où ka=(kd)m : kd divise ka. De même, d∣b donne b=dn, d’où kb=(kd)n : kd divise kb.
kd est donc un diviseur commun de ka et kb, ce qui donne déjà kd⩽pgcd(ka,kb).
En utilisant le théorème de Bézout appliqué à a et b, montrer que pgcd(ka,kb) divise kd.
Par le théorème de Bézout, il existe u,v∈Z tels que au+bv=d. En multipliant par k : (ka)u+(kb)v=kd Notons D=pgcd(ka,kb). Comme D divise ka et D divise kb, D divise toute combinaison linéaire de ka et kb à coefficients entiers — en particulier D divise (ka)u+(kb)v=kd.
Conclure.
D’après la question a., kd⩽D (car kd est un diviseur commun de ka,kb, donc majoré par leur plus grand commun diviseur D). D’après la question b., D∣kd, donc D⩽kd (les deux étant des entiers strictement positifs). Ainsi kd⩽D et D⩽kd, d’où D=kd, c’est-à-dire pgcd(ka,kb)=k⋅pgcd(a,b).
Le cours énonce, sans la rédiger, la généralisation suivante : si p est premier et p∣a1a2⋯an, alors p divise l’un des ai. Rédigeons cette récurrence.
Traiter le cas n=1 : que dit l’énoncé, et pourquoi est-il immédiat ?
Pour n=1, l’hypothèse est p∣a1, et la conclusion « p divise l’un des ai » signifie exactement p∣a1 : c’est la même affirmation que l’hypothèse, donc immédiate.
Supposons la propriété vraie pour un produit de n facteurs. Soit p∣a1a2⋯anan+1. Montrer qu’elle reste vraie pour n+1 facteurs.
Posons A=a1a2⋯an, de sorte que p∣A×an+1. D’après la propriété fondamentale des nombres premiers (cas de deux facteurs, vu en cours), p∣A ou p∣an+1.
Si p∣an+1, la conclusion est immédiate : p divise l’un des a1,…,an+1.
Si p∣A=a1⋯an, l’hypothèse de récurrence (vraie pour n facteurs) donne que p divise l’un des a1,…,an, donc en particulier l’un des a1,…,an+1.
Dans les deux cas, p divise l’un des a1,…,an+1 : la propriété est vraie au rang n+1, ce qui achève la récurrence.
Écrire a1⋯anan+1=(a1⋯an)×an+1 et appliquer le théorème du cours (cas de deux facteurs) à ce produit de deux termes.
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