Six questions courtes sur les applications.
1.Soit f:R→R, x↦x2. Que vaut f−1({4}) ?
2.Soit f:R→R, x↦x2. Que vaut f([1,3]) ?
3.Soient f:E→F et g:F→G. Si g∘f est surjective, que peut-on affirmer avec certitude ?
4.Si f est injective, alors g∘f est-elle nécessairement injective (dès que la composée a un sens) ?
5.Le cours montre f(A∩A′)⊂f(A)∩f(A′), avec inclusion parfois stricte. Sous quelle hypothèse sur f a-t-on toujours égalité ?
6.Soit f:R→R, x↦x2. Parmi les affirmations suivantes, lesquelles sont vraies ?
Le cours a montré que f:E→F est bijective si et seulement s’il existe g:F→E vérifiant simultanément g∘f=idE et f∘g=idF. Que peut-on dire si l’on ne suppose qu’une seule des deux égalités ?
On suppose seulement g∘f=idE. Montrer que f est injective.
Soient x,x′∈E tels que f(x)=f(x′). En appliquant g aux deux membres : g(f(x))=g(f(x′)), c’est-à-dire (g∘f)(x)=(g∘f)(x′). Comme g∘f=idE, cela donne x=x′. Donc f est injective.
Toujours sous l’hypothèse g∘f=idE, montrer que g est surjective.
Soit x∈E. Posons y=f(x)∈F. Alors g(y)=g(f(x))=(g∘f)(x)=x. Ainsi x admet un antécédent par g (à savoir y). Ceci étant vrai pour tout x∈E, g est surjective.
L’hypothèse g∘f=idE seule permet-elle de conclure que f est surjective ?
Non. Prenons E={1,2}, F={1,2,3}, f:E→F l’inclusion canonique (f(1)=1, f(2)=2), et g:F→E définie par g(1)=1, g(2)=2, g(3)=1. On vérifie g∘f=idE. Pourtant f n’est pas surjective : 3∈F n’a pas d’antécédent par f.
Chercher un exemple où E est strictement « plus petit » que F, par exemple E={1,2} et F={1,2,3}.
Soit f:R→R, x↦x2−4x+3.
f est-elle injective ?
Non : f(1)=1−4+3=0 et f(3)=9−12+3=0, donc f(1)=f(3) alors que 1=3.
Déterminer Im(f), et en déduire si f est surjective.
En écrivant f(x)=x2−4x+3=(x−2)2−1, on voit que f(x)⩾−1 pour tout x, avec égalité en x=2. De plus, pour tout y⩾−1, l’équation (x−2)2=y+1 admet une solution x=2+y+1 (car y+1⩾0). Donc Im(f)=[−1,+∞[.
Comme Im(f)=R (par exemple −2∈/Im(f)), f n’est pas surjective.
Écrire f(x) sous forme canonique (x−a)2+b pour encadrer les valeurs prises.
Proposer une restriction de f qui soit injective.
La restriction f∣[2,+∞[ est injective : pour 2⩽x<x′, on a 0⩽x−2<x′−2 donc (x−2)2<(x′−2)2, d’où f(x)<f(x′).
Encore 5 blocs dans ce document. Créer un compte ne demande qu'une adresse e-mail.